Vous voulez voir une main qui réagit au contact, sans capteurs. Voici ADAPT, une main imprimée en 3D née au CREATE de Lausanne. Elle ajuste pression et posture dès le premier contact avec chaque objet.
Conçue pour copier la dextérité humaine, ADAPT fonctionne sans capteurs ni données. Elle mise sur l’auto-organisation au contact des objets, avec une prise fine et stable. Il faut croire que cela constitue une avancée majeure en ce qui concernerobotique-aide-les-pianistes-a-accelerer-leur-jeu/ »> les mains robotiques dans notre quotidien. Explication !
ADAPT, robotique biomimétrique de la main humaine sans capteurs
Le principe clé repose sur l’auto-organisation par contact. Les doigts fixent position et pression sans capteurs ni données préalables. Chaque prise naît d’une interaction locale entre peau et objet.
L’architecture est imprimée en 3D, avec poignet et cinq doigts. La cinématique réunit 20 articulations et 12 actionneurs. Cette base forme un cadre souple mais précis.
Structure mécanique et peau en silicone EcoFlex d’ADAPT
Les doigts portent un film EcoFlex de 0,1 cm d’épaisseur. Ce revêtement augmente la zone de contact film de silicone EcoFlex. La déformation guide la pression, pièce par pièce.
Le résultat paraît simple à l’usage. Un feutre roule moins sous les doigts grâce à la peau. Une carte bancaire cesse de glisser par élargissement fin de la zone.
Le même mécanisme s’applique à une balle ou un tournevis. Le contact ajuste la posture, sans boucle de vision. Chaque doigt cherche une position par équilibre local des forces.
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ADAPT: résultats de test et limites sans capteurs
Les essais totalisent 845 prises sur des objets variés. La campagne sur 16 heures atteint 97% de réussite sur 845. Aucun réglage du logiciel ne fut requis.
Une série additionnelle intègre l’action du poignet. Vingt-quatre prises donnent un taux de 93% avec action du poignet. La coordination main-poignet renforce la tenue.
Pressions ciblées et objets lourds: pourquoi la prise échoue
La main peine sur un appui précis, comme un bouton. La pression ciblée sur un point dépasse la marge utile. Le système s’appuie sur un équilibre de forces attendu.
Des charges élevées posent aussi problème, smartphone inclus. L’ensemble main-objet perd sa marge de sécurité. La tenue chute dès que forces externes trop élevées.
Une piste claire se dégage pour la suite. Les auteurs évoquent un mix capteurs et auto-organisation. Ce duo viserait un pilotage local plus robuste.
En s’inspirant directement du fonctionnement de la main humaine, cette nouvelle main robotique démontre qu’il est possible de gagner en efficacité sans complexifier la technologie. En misant sur l’auto-organisation mécanique plutôt que sur une accumulation de capteurs et d’algorithmes, les chercheurs ouvrent la voie à une robotique plus robuste, plus accessible et plus intuitive.
Cette approche marque un tournant : elle rappelle que l’intelligence ne réside pas uniquement dans le logiciel, mais aussi dans la conception même des machines. À terme, ces avancées pourraient accélérer l’adoption de robots capables d’interagir de manière plus naturelle avec leur environnement, et avec les humains.

