Au cœur d’une révolution technologique, la Chine s’engage fermement dans le développement des robots humanoïdes en lançant une ambitieuse initiative de partage de données. Ce projet innovant, orchestré par le Centre National Local Commun d’Innovation des Robots Humanoïdes, vise à fédérer les entreprises locales pour accélérer les avancées dans le domaine. Avec ce nouveau plan, la Chine ambitionne de renforcer l’intelligence et l’autonomie des androïdes, ouvrant ainsi la voie à des applications sans précédent dans les secteurs industriels et au-delà.
La Chine a mis en place une initiative de partage de données visant à accélérer l’innovation chez ses fabricants nationaux de robots humanoïdes. Cette initiative est dirigée par le Centre national d’innovation conjointe pour les robots humanoïdes, qui s’efforce de collecter des données de haute qualité pour alimenter le développement de ces robots complexes. Similarité aux véhicules autonomes, les robots humanoïdes nécessitent d’importants volumes de données pour développer leur intelligence et accomplir des tâches de manière autonome. Un nouvel ensemble de normes industrielles a été introduit pour classifier et évaluer les capacités des robots à divers stades de leur développement. Avec cette stratégie ambitieuse, la Chine souhaite s’imposer comme un acteur majeur sur la scène mondiale de la robotique humanoïde.

l’initiative chinoise de partage de données
La Chine a récemment lancé une nouvelle initiative de partage de données afin d’accélérer le développement des robots humanoïdes. Ce projet ambitieux, orchestré par le National Local Joint Humanoid Robot Innovation Center, vise à rassembler les forces vives des entreprises domestiques dans le secteur. En facilitant l’accès à de vastes quantités de données d’entraînement, cette initiative pourrait transformer les capacités des robots humanoïdes, leur permettant d’exécuter de manière autonome des tâches du quotidien avec une intelligence artificielle raffinée.
Pour stimuler l’innovation et promouvoir une compréhension plus large et précise des comportements humains, le centre construit également un terrain d’entraînement. Dans cet espace, les fabricants peuvent collecter des données tout en établissant des standards communs, essentiels pour l’évolution du marché. Cela inclut l’élaboration de documents normatifs pour orienter le développement et l’application des robots humanoïdes, facilitant ainsi leur intégration dans des contextes variés.
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les étapes de développement et standards établis
La standardisation est au cœur de ce projet, et pour cela, le centre a défini des niveaux techniques et d’intelligence des robots, allant de L1 à L4 pour les aspects techniques et de G1 à G5 pour les aspects cognitifs. Ces niveaux permettent d’évaluer les capacités telles que la perception, la cognition, la prise de décision et l’autonomie. Cette classification joue un rôle crucial pour baliser le chemin vers des robots plus avancés et fonctionnels. De plus, le premier robot humanoïde de taille réelle nommé Qinglong a été dévoilé lors de la World Artificial Intelligence Conference 2024, servant de plateforme open-source pour propulser la recherche et le développement dans ce domaine en pleine expansion.
La visée est claire : former 1 000 humanoïdes d’ici 2027. Les entreprises basées à Shanghai, telles que Fourier Intelligence et Kepler, sont déjà intégrées dans cet écosystème, et bénéficient des progrès partagés grâce à l’initiative de données. En septembre 2024, Fourier Intelligence a d’ailleurs lancé la deuxième génération du GR-2, un exemple concret de l’accélération technologique en cours.
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impact international et réactions
Ce projet a des répercussions internationales, et la Chine marque son ambition en mettant les humanoïdes au cœur de sa stratégie technologique. L’IEEE Humanoid Study Group, dirigé par Aaron Prather, s’inspire de cette initiative pour évaluer les standards de sécurité actuels et leur adéquation avec les robots humanoïdes. La progression de la Chine pourrait bien être un stimulant pour les autres nations, mettant en exergue la nécessité d’une réglementation cohérente et adaptative à l’échelle mondiale. L’objectif est d’accélérer l’adoption des humanoïdes non pas seulement en Chine, mais globalement.